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Fusion nucléaire : pourquoi le gigantesque aimant supraconducteur chinois pourrait changer la donne énergétique

par Elisabeth Martens avec l'assistance de ChatGPT, le 8 septembre 2026

Le 27 juin 2026, à Hefei, l'Institut de physique des plasmas de l'Académie chinoise des sciences (ASIPP) a annoncé avoir achevé et validé deux systèmes d'aimants supraconducteurs destinés aux futurs réacteurs à fusion nucléaire. La réalisation la plus spectaculaire est un gigantesque aimant toroïdal de 582 tonnes, présenté par ses concepteurs comme le plus grand aimant supraconducteur jamais construit pour un dispositif de fusion. (1) Son développement a nécessité six années de recherche et d'essais.

 

China has completed and tested the world’s largest 582-tonne superconducting fusion magne
China has completed and tested the world’s largest 582-tonne superconducting fusion magne

 

Le supraconducteur : des courants gigantesques presque sans résistance

Pourquoi la construction d'un aimant de plusieurs centaines de tonnes représente-t-elle une étape importante vers la maîtrise de la fusion nucléaire ? Pour le comprendre, il faut d'abord expliquer une propriété physique remarquable : la supraconductivité.

Dans un conducteur électrique ordinaire, une partie de l'énergie est dissipée sous forme de chaleur à cause de la résistance que le matériau oppose au passage du courant. Certains matériaux se comportent cependant très différemment lorsqu'ils sont refroidis à très basse température : ils deviennent supraconducteurs et leur résistance électrique devient nulle dans certaines conditions.

Cette propriété permet de faire circuler des courants électriques extrêmement intenses et, par conséquent, de produire des champs magnétiques très puissants. C'est précisément ce dont ont besoin les chercheurs qui tentent de maîtriser la fusion nucléaire.

 

La fusion nucléaire : reproduire sur Terre l'énergie des étoiles

La fusion nucléaire est le phénomène qui fournit leur énergie aux étoiles, dont notre Soleil. Son principe est très différent de celui des centrales nucléaires actuelles.

Celles-ci utilisent la fission nucléaire : des noyaux atomiques lourds, comme ceux de l'uranium, sont divisés en noyaux plus petits, ce qui libère de l'énergie. La fusion repose sur le phénomène inverse : des noyaux atomiques légers s'assemblent pour former un noyau plus lourd, en libérant eux aussi une grande quantité d'énergie.

L'une des réactions les plus étudiées pour les futurs réacteurs associe deux isotopes de l'hydrogène : le deutérium et le tritium. Lorsqu'ils fusionnent, ils forment un noyau d'hélium, libèrent un neutron et dégagent une importante quantité d'énergie.

Obtenir cette réaction sur Terre est cependant extrêmement difficile. Les noyaux de deutérium et de tritium étant chargés positivement, ils se repoussent. Pour qu'ils puissent se rapprocher suffisamment et fusionner, il faut porter le combustible à des températures extrêmement élevées. Dans un tokamak, une machine expérimentale de confinement magnétique, le plasma doit ainsi atteindre plus de 100 millions de degrés Celsius.

À ces températures, la matière se trouve sous la forme d'un plasma : les électrons sont séparés des noyaux atomiques et l'ensemble constitue un milieu de particules électriquement chargées.

Un problème considérable apparaît alors : comment maintenir une matière portée à plus de 100 millions de degrés à l'intérieur d'une machine sans qu'elle ne détruise ses parois ?

 

Une gigantesque cage magnétique pour emprisonner le plasma

Aucune paroi matérielle ne peut rester durablement en contact direct avec un plasma aussi chaud. Il faut donc parvenir à le maintenir autant que possible à distance des parois.

C'est là que les propriétés électriques du plasma deviennent particulièrement intéressantes. Puisqu'il est constitué de particules chargées, leur trajectoire peut être modifiée par des champs magnétiques.

Dans un tokamak, la chambre contenant le plasma possède une forme générale d'anneau, comparable à celle d'un tore. De puissants électroaimants disposés autour de cette chambre produisent les champs magnétiques qui contribuent à guider les particules et à confiner le plasma.

On peut se représenter ce dispositif comme une sorte de « cage magnétique » invisible : le plasma n'est pas enfermé dans un récipient au sens habituel du terme, mais maintenu et contrôlé par des champs magnétiques.

C'est précisément à cette fonction qu'est destiné le gigantesque aimant développé à Hefei.

Il s'agit d'un aimant toroïdal, appelé aimant TF, pour Toroidal Field. Seize aimants de ce type sont prévus dans la configuration étudiée. Disposés autour du tokamak, ils doivent contribuer à produire un champ magnétique d'environ 6,5 teslas au centre du plasma, tandis que le champ maximal dans les aimants peut atteindre 14,5 teslas.

À titre de comparaison, le champ magnétique terrestre se mesure en dizaines de microteslas : les champs mis en jeu dans ces installations sont donc des centaines de milliers de fois plus intenses.

La fusion par confinement magnétique : tokamaks et stellarators
La fusion par confinement magnétique : tokamaks et stellarators

Un aimant supraconducteur de 582 tonnes

Produire de tels champs magnétiques exige des courants électriques gigantesques. Avec des conducteurs ordinaires, une partie considérable de cette énergie serait transformée en chaleur par résistance électrique.

C'est précisément pourquoi les supraconducteurs sont essentiels.

Le nouvel aimant chinois fonctionne avec un courant pouvant atteindre 98 000 ampères et peut stocker 120 gigajoules d'énergie.

Ses dimensions donnent également une idée du changement d'échelle : 582 tonnes, 21 mètres de long, 12 mètres de large et 3,3 mètres de haut. Selon l'Institut de physique des plasmas de l'Académie chinoise des sciences (ASIPP), il s'agit du plus grand aimant supraconducteur construit à ce jour pour un dispositif de fusion nucléaire. Son volume est 1,3 fois supérieur à celui d'un aimant toroïdal du projet international ITER et sa capacité de stockage d'énergie est trois fois supérieure. (2)

Il ne s'agit donc pas simplement de fabriquer « le plus gros aimant du monde ». Pour passer des expériences de physique des plasmas à de futures machines capables d'exploiter la fusion à grande échelle, il faut démontrer que l'industrie sait réellement concevoir et fabriquer les gigantesques systèmes magnétiques nécessaires au confinement du plasma.

 

Plus de 100 millions de degrés d'un côté, –269 °C de l'autre

Cette technologie conduit cependant à l'un des paradoxes les plus spectaculaires de la fusion nucléaire.

Pour conserver leurs propriétés supraconductrices, les aimants doivent être refroidis à des températures cryogéniques extrêmement basses. Les conducteurs du système développé à Hefei ont notamment été testés à 4,2 kelvins, soit environ –269 °C.

Les ingénieurs doivent donc parvenir à faire fonctionner, à quelques mètres de distance, un plasma dépassant 100 millions de degrés et des aimants refroidis presque jusqu'au zéro absolu.

Et la différence de température n'est qu'une partie du problème. Les bobines doivent également supporter d'énormes forces mécaniques provoquées par les champs magnétiques, des contraintes électromagnétiques répétées et, dans un futur réacteur fonctionnant avec du deutérium et du tritium, l'irradiation produite par des neutrons très énergétiques.

C'est sous cet angle que le record annoncé à Hefei prend tout son intérêt. La Chine ne démontre pas encore, avec cet aimant, qu'elle sait produire commercialement de l'électricité par fusion. Elle montre en revanche qu'elle est désormais capable de fabriquer à très grande échelle l'un des composants technologiques indispensables aux futures machines de fusion.

Le défi n'est donc plus seulement de produire pendant quelques secondes ou quelques minutes un plasma extrêmement chaud. Il consiste progressivement à construire l'ensemble des équipements capables de créer, confiner, contrôler et maintenir ce plasma dans une machine suffisamment robuste pour ouvrir un jour la voie à la production d'énergie.

 

BEST : une étape décisive attendue à partir de 2027

Cette avancée doit être replacée dans un programme chinois beaucoup plus vaste.

À Hefei est actuellement construit BEST, le Burning Plasma Experimental Superconducting Tokamak. La machine doit être achevée fin 2027. Son objectif est particulièrement important : travailler avec un plasma deutérium-tritium en combustion et viser entre 20 et 200 MW de puissance de fusion, avec l'objectif d'atteindre un gain énergétique net. (3)

Un « plasma en combustion » constitue une étape essentielle. Une partie importante de la chaleur nécessaire au maintien de la réaction provient alors des réactions de fusion elles-mêmes.

Il faut toutefois éviter une confusion : BEST ne sera pas en 2027 une centrale nucléaire à fusion commerciale. L'année 2027 devrait marquer l'achèvement de la machine et le début d'une nouvelle phase expérimentale. Même si BEST atteint ses objectifs, il restera encore à résoudre de nombreux problèmes avant de pouvoir construire des centrales capables de produire de l'électricité continuellement, à un coût compétitif et avec une maintenance acceptable.

L'Agence internationale de l'énergie décrit d'ailleurs BEST comme un tokamak en construction devant commencer ses expériences en 2027 et visant ensuite un facteur de gain du plasma Q=1 avec du deutérium-tritium. (4)

sur le chantier de construction de l'installation expérimentale de fusion compacte (BEST) (photo prise par drone le 24 novembre 2025 pour ICBC)
sur le chantier de construction de l'installation expérimentale de fusion compacte (BEST) (photo prise par drone le 24 novembre 2025 pour ICBC)

 

À quoi pourrait servir la fusion ?

Si ces difficultés sont finalement surmontées, la première fonction d'une centrale à fusion serait relativement classique : produire de l'électricité.

Dans une réaction deutérium-tritium, une grande partie de l'énergie est emportée par des neutrons. Ceux-ci transmettraient leur énergie à une enveloppe entourant le plasma. Cette énergie serait récupérée sous forme de chaleur.

La suite serait finalement beaucoup moins exotique : cette chaleur permettrait de produire de la vapeur ou d'alimenter un autre cycle thermodynamique, qui ferait fonctionner des turbines et des générateurs électriques.

La fusion pourrait présenter plusieurs avantages. (5)

Le deutérium est disponible dans l'eau. Le tritium, beaucoup plus rare, devrait être produit dans le réacteur, notamment à partir du lithium. La réaction elle-même n'émet pas directement de CO₂ et, contrairement à la fission nucléaire, elle ne repose pas sur une réaction en chaîne susceptible de s'entretenir de la même manière.

Mais parler d'énergie « gratuite », « sans déchets » ou « illimitée » serait trompeur. Les neutrons peuvent rendre certains matériaux du réacteur radioactifs, le tritium doit être produit et manipulé avec précaution et les matériaux entourant le plasma devront supporter des conditions extrêmement sévères.

La fusion pourrait donc devenir une source d’électricité produisant très peu de CO₂ et capable de fonctionner en continu. Son principal combustible, le deutérium, est abondant dans l’eau, tandis que le tritium nécessaire à la réaction devrait être produit dans le réacteur à partir du lithium. (6)

 

Pour la Chine, l'enjeu est aussi économique et stratégique

C'est ici que l'intérêt de la fusion dépasse largement la physique nucléaire.

La Chine demeure le premier importateur mondial de pétrole brut. En 2024, elle importait environ 11,1 millions de barils de brut par jour, tandis que sa production nationale n'atteignait qu'environ 4,3 millions de barils par jour.

En 2025, les statistiques officielles chinoises indiquent encore 577,7 millions de tonnes de pétrole brut importées. Une grande partie de ce pétrole doit parcourir des milliers de kilomètres par mer. C'est là qu'apparaît une vulnérabilité stratégique majeure. (7)

Le détroit de Malacca, entre l'océan Indien et l'Asie orientale, constitue l'une des artères énergétiques les plus importantes de la planète.

Selon l'Energy Information Administration américaine, 23,2 millions de barils de pétrole par jour y transitaient au premier semestre 2025. Cela représentait environ 29 % de l'ensemble du commerce maritime mondial de pétrole.

Plus significatif encore pour Pékin : la Chine représentait 48 % des volumes importés passant par Malacca. Cette dépendance est à l'origine de ce que l'on appelle souvent le « dilemme de Malacca ». (8)

 

Le « dilemme de Malacca » : quand l'énergie devient géo

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politique

Le problème est simple : une économie peut disposer des ressources financières nécessaires pour acheter du pétrole tout en restant vulnérable si ce pétrole doit obligatoirement emprunter quelques passages maritimes étroits.

Malacca en constitue l'exemple le plus spectaculaire.

Les routes reliant le golfe Persique et l'océan Indien à la Chine traversent en outre des espaces maritimes où les États-Unis disposent, directement ou par leurs alliances, d'une présence militaire importante.

Cela ne signifie pas qu'un blocus américain de la Chine soit programmé ou inévitable. Il s'agit d'un scénario stratégique et non d'un fait établi. Mais une crise militaire majeure, des sanctions, une guerre régionale ou une perturbation des détroits peuvent affecter les approvisionnements.

Les événements de 2026 ont montré que cette vulnérabilité n'est pas seulement théorique. Les perturbations puis le blocus des exportations iraniennes par voie maritime ont fortement réduit les flux de pétrole du Moyen-Orient vers l'Asie, et particulièrement vers la Chine.

Pékin et Téhéran disposent pourtant d'une autre possibilité : la voie terrestre à travers l'Asie centrale. Une liaison ferroviaire de quelque 10 000 kilomètres relie désormais Xi'an à Téhéran en traversant plusieurs pays d'Asie centrale. Son trafic s'est intensifié en 2026, offrant à l'Iran une voie commerciale qui ne dépend pas du détroit d'Ormuz. (9)

Même si les corridors ferroviaires terrestres Chine–Asie centrale–Iran constituent une voie commerciale alternative, cette solution possède des limites considérables lorsqu'il s'agit du pétrole. Le rail transporte des volumes sans commune mesure avec ceux des pétroliers : un train peut acheminer quelques dizaines de milliers de barils, contre plusieurs centaines de milliers, voire plus de deux millions de barils pour les plus grands pétroliers. Les voies ferroviaires peuvent donc réduire partiellement la vulnérabilité de l'Iran et de la Chine aux routes maritimes, mais elles ne sont pas aujourd'hui capables de remplacer les gigantesques volumes de pétrole transportés par mer.

Cette situation explique aussi pourquoi la sécurité énergétique est devenue un enjeu stratégique pour la Chine : diversifier les routes d'approvisionnement constitue une première réponse, mais réduire progressivement le besoin même d'importer du pétrole — grâce à l'électrification des transports et au développement de sources nationales d'électricité — en constitue une autre.

Between January and June of this year, China Railway Express (Xi'an) operated 3,310 train trips, representing an 8.3 percent year-on-year increase and setting a pace that could earn it a top ranking in multiple indicators for the ninth straight year. [Photo provided to chinadaily.com.cn]
Between January and June of this year, China Railway Express (Xi'an) operated 3,310 train trips, representing an 8.3 percent year-on-year increase and setting a pace that could earn it a top ranking in multiple indicators for the ninth straight year. [Photo provided to chinadaily.com.cn]

La fusion ne remplacera pas directement le pétrole

Il existe cependant une objection évidente : un réacteur à fusion produit de l'électricité, pas du pétrole. Une centrale à fusion ne remplacera donc pas directement un pétrolier arrivant à Shanghai ou Ningbo.

Le lien apparaît avec l'électrification de l'économie. Plus les automobiles, autobus, trains, procédés industriels et, éventuellement, certains transports lourds fonctionnent grâce à l'électricité, plus la Chine peut remplacer une partie de sa consommation d'hydrocarbures par une production énergétique réalisée sur son propre territoire.

C'est pourquoi la fusion doit être envisagée non pas isolément mais comme l'une des pièces possibles d'une transformation beaucoup plus vaste :

électrification des transports + solaire + éolien + hydroélectricité + nucléaire à fission + stockage + réseaux électriques + éventuellement fusion nucléaire.

Dans cette perspective, une électricité de fusion abondante et pilotable pourrait contribuer à diminuer indirectement la consommation de pétrole.

L'effet économique serait alors considérable : une partie croissante de l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'économie chinoise dépendrait moins de cargaisons parcourant le golfe Persique, l'océan Indien et Malacca et davantage d'infrastructures énergétiques installées en Chine.

 

De la dépendance énergétique à l'autonomie technologique

Il existe enfin un deuxième enjeu économique, moins spectaculaire mais beaucoup plus immédiat.

Même si la fusion commerciale reste encore éloignée, les investissements nécessaires pour la développer créent déjà des compétences industrielles.

Construire un aimant supraconducteur de 582 tonnes nécessite des supraconducteurs, des systèmes cryogéniques, des aciers spéciaux, des isolants, des alimentations électriques de très forte puissance, des systèmes de contrôle, des technologies du vide et une ingénierie mécanique extrêmement avancée. Selon l'ASIPP, les technologies essentielles du nouvel aimant et de la bobine centrale HTS ont été développées en Chine.

Ces compétences peuvent avoir des retombées dans d'autres secteurs : IRM, accélérateurs de particules, technologies supraconductrices, transport électrique à forte puissance ou encore certains systèmes de sustentation magnétique.

La recherche sur la fusion devient ainsi également une politique industrielle. Elle permet à la Chine de construire progressivement une chaîne nationale de compétences dans certaines des technologies les plus complexes de l'ingénierie énergétique.

 

L'enjeu dépasse donc largement un record scientifique

Le gigantesque aimant présenté à Hefei ne signifie pas que le problème de la fusion est résolu. Il ne signifie pas non plus que la Chine disposera d'une centrale à fusion opérationnelle en 2027.

Mais il indique que la recherche chinoise entre progressivement dans une nouvelle phase : après avoir cherché pendant des décennies à comprendre et maîtriser la physique des plasmas, il faut maintenant apprendre à construire les machines capables d'exploiter cette physique à l'échelle industrielle.

BEST devrait constituer à partir de 2027 l'une des prochaines étapes importantes de cette transition.

L'enjeu est triple.

Il est scientifique, parce qu'il faut démontrer qu'un plasma de fusion peut fournir durablement plus d'énergie qu'il n'en faut pour l'entretenir.

Il est industriel, parce qu'il faut transformer une expérience de laboratoire en machine fiable, réparable et économiquement viable.

Il est enfin géopolitique, particulièrement pour la Chine : si la fusion devient un jour une technologie industrielle, elle pourrait contribuer, avec les renouvelables, la fission nucléaire et l'électrification massive, à réduire la dépendance du pays envers les hydrocarbures importés et les grandes routes maritimes qui les acheminent.

C'est probablement sous ce triple angle — énergie, industrie et autonomie stratégique — que le gigantesque aimant supraconducteur de Hefei prend toute son importance.

 

Sources

  1. Institut de physique des plasmas de l'Académie chinoise des sciences (ASIPP), 27 juin 2026 — en chinois « 聚变堆超导磁体研发取得新突» (Nouvelle avancée dans la recherche et le développement des aimants supraconducteurs pour réacteurs à fusion).
  2. ASIPP — New Breakthroughs Achieved in R&D of Fusion Reactor Superconducting Magnets
  3. https://www.news.cn/tech/20251124/a18508cce94e4356a2b71a415641e6dd/c.html?utm_source=chatgpt.com
  4. https://www.cas.cn/cm/202607/t20260705_5114601.shtml?utm_source=chatgpt.com
  5. https://www.news.cn/tech/20251125/50642864acbf4deeb8b4274d524ba086/c.html?utm_source=chatgpt.com
  6. https://www.news.cn/tech/20251125/50642864acbf4deeb8b4274d524ba086/c.html?utm_source=chatgpt.com
  7. https://www.stats.gov.cn/sj/zxfb/202602/t20260228_1962662.html?utm_source=chatgpt.com
  8. https://www.eia.gov/international/content/analysis/special_topics/World_Oil_Transit_Chokepoints/?id_mc=277158333&utm_source=chatgpt.com
  9. uhttps://www.chinadaily.com.cn/a/202607/22/WS6a6086f6a310986e2b466b5c_1.html?utm_source=chatgpt.com

 

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